Sécurité à bord sans permis : priorités, nuit et événements
Projet de guide SunSea Hub, à relire avant publication.
Le golfe, la Siagne et les zones réglementées
OpenSeaMap sert au repérage. Les zones officielles de mouillage, baignade, vitesse et interdiction sont celles des annexes de l’arrêté en vigueur et du balisage présent sur l’eau.
La priorité n° 1 : savoir qui décide et qui barre
Avant de larguer les amarres, une personne doit être clairement identifiée comme chef de bord et pilote. Elle valide la météo, le trajet, les manœuvres et la décision de rentrer. Les autres personnes ne prennent pas la barre « pour essayer », sauf si le loueur l’a prévu et que le cadre légal est réellement réuni. La conduite accompagnée est une procédure précise : elle ne se déduit pas de la présence d’un proche détenteur du permis.
Pour la Siagne, les canaux et les rivières, le permis mer ne donne pas, à lui seul, les prérogatives d’un permis eaux intérieures. Une éventuelle exception de location relève d’une autorisation du loueur : faites-la confirmer avant d’entrer sur le parcours.
Les cinq vérifications avant le départ
| Vérification | Décision simple |
|---|---|
| Météo et état de mer | Si le pilote hésite, la sortie est raccourcie ou annulée. Le vent et la mer changent rapidement en Méditerranée. |
| Carburant et retour | Le retour est fixé avant le départ, avec une marge de carburant et de temps. |
| Gilets | Un gilet homologué et adapté à chaque personne, surtout aux enfants ; on sait où il est et comment le mettre. |
| Carte, zones et port de retour | On ouvre PING et les règles locales : mouillage, baignade, vitesse, travaux et événements du jour. |
| Brief de l’équipage | Chacun sait où sont les gilets, le téléphone, la VHF si présente, l’extincteur et les moyens d’alerte. |
Pendant la navigation : des règles faciles à retenir
### Gilets, enfants et déplacement à bord
Le gilet est porté lorsque le chef de bord le demande, en particulier par les enfants, les personnes qui ne savent pas bien nager, lors des manœuvres ou quand la mer se forme. On ne se déplace pas inutilement pendant une manœuvre, on ne s’assoit pas dans une zone instable et on garde les mains hors des cordages sous tension.
### Baigneurs, plongeurs, paddles et petites embarcations
Près de la côte ou d’un mouillage, on ralentit avant d’être proche. Une personne dans l’eau ou un paddle peut être difficile à distinguer. Les pavillons de plongée et les bouées de signalisation imposent une grande distance de sécurité. Personne ne remonte à bord pendant que le moteur, l’hélice ou la marche arrière ne sont pas totalement sécurisés par le pilote.
### Alcool, téléphone et attention du pilote
Le pilote garde son attention sur l’eau, le balisage et les autres usagers. Le téléphone peut aider à appeler les secours ou consulter une information, mais il n’est pas un poste de navigation. Pour les photos, la musique et l’organisation du déjeuner, désignez une autre personne.
En cas de difficulté : rester avec le bateau et alerter
Ne quittez pas le bateau pour rejoindre la côte à la nage. Gardez les personnes ensemble, mettez les gilets et prévenez les secours le plus tôt possible. En mer, appelez le 196 depuis un téléphone : c’est le numéro national gratuit du sauvetage en mer. À bord, utilisez le canal 16 VHF si la radio est disponible ; il permet d’alerter le CROSS et les bateaux proches.
Pour un appel VHF urgent, le pilote ou une personne désignée donne : le nom du bateau, la position, la nature du problème, le secours demandé et le nombre de personnes. Pour un danger grave et imminent, le message est MAYDAY ; pour une urgence sans danger immédiat, PAN PAN. Si une personne tombe à l’eau, gardez-la constamment en vue et suivez la procédure expliquée par le loueur, sans tenter une manœuvre non maîtrisée.
Navigation nocturne : une décision de préparation, jamais une improvisation
La nuit rend le balisage, les autres bateaux, les baigneurs, les bouées et le rivage moins lisibles. Pour un équipage sans permis, elle ne doit être envisagée que si le contrat le permet expressément et qu’un pilote autorisé, à l’aise avec la navigation de nuit, reste en contrôle.
Avant toute sortie qui pourrait finir de nuit, le chef de bord vérifie les feux de navigation, les moyens de repérage individuels, la météo, le port de retour, les horaires de carburant et la durée réelle de la manœuvre d’arrivée. Le ministère rappelle que les moyens individuels de repérage doivent pouvoir aider les secours pendant au moins six heures après la tombée du jour. Une lampe de téléphone ne remplace pas les feux réglementaires du bateau.
Pour la Siagne, la consigne est plus stricte : Cannes Marina indique que la rivière n’est pas balisée la nuit. Une sortie de location ne doit donc pas y être engagée au crépuscule sans instruction explicite de la capitainerie et du loueur.
Feux d’artifice et événements : le plan de retour compte plus que la vue
Un feu d’artifice, une régate ou une manifestation nautique peuvent donner lieu à une zone d’exclusion, des instructions de port ou un arrêté temporaire. Ne mémorisez pas une zone « habituelle » : consultez PING, le programme de la commune et les indications de capitainerie le jour même.
Pour les équipages sans permis, la recommandation est de ne pas faire de l’événement leur première expérience nocturne. Avant de sortir, confirmez qui pilote, où le bateau attend légalement, à quelle heure il repart et quel port l’accueille. En cas d’incertitude, choisissez un retour avant la nuit ou une observation depuis la terre.
Les trois phrases à retenir
- Je ne prends pas la barre sans cadre légal et accord du loueur.
- Je ne choisis pas une zone parce qu’elle paraît libre : je vérifie les règles et le balisage.
- Je ne transforme pas un feu d’artifice en retour de nuit improvisé.